Région

Val de Charente, un terroir unique

De part et d’autre du fleuve aux méandres gracieux s’étendent des paysages de petites plaines et de basses collines aux horizons de vignes sages. La Charente s’écoule entre ses rives verdoyantes et arrose avec la même délicatesse chaque village roman. Henri IV disait d’elle qu’elle était « le plus beau ruisseau de mon royaume »…
Longtemps principale voie navigable entre l’arrière-pays et l’Atlantique, ses eaux virent naviguer les gabarres à fond plat chargées de papier, d’eaux-de-vie ou de pierres, et qui rapportaient du littoral sel et poissons. Il faudrait dire la simplicité et l’authenticité de la vie gorgée de nature, d’équilibre et de force des Charentais. Dans son quotidien, dans les rapports qu’il entretient avec son travail et sa passion, c’est tout un précieux art de vivre qui se trouve en définitive résumé. Il faudrait dire encore l’épaisseur de ce mode de vie, le rythme de ses coutumes, la force de ses traditions, et le temps qui se pare de tous les signes de certains rituels – car il y a bien une cérémonie du Cognac, qui confine à l’alchimie et à la grâce. De ces mystères s’affirme une philosophie de la vie, dont nous pourrions aujourd’hui encore tirer les leçons de partage et d’écoute.

Les crus de cognac

Six différents crus peuvent entrer dans la composition du cognac commercialisé. La dernière classification des crus remonte à 1938 et se base sur les spécificités géologiques et climatiques, mais aussi sur les propriétés gustatives.
En fonction de leur provenance, les eaux-de-vie ne possèdent pas toutes les mêmes caractéristiques organoleptiques. Les Champagnes et les Borderies produisent les cognacs souples et légers à la dominance florale, tandis que les cognacs provenant des Bois ont une dominance fruitée, avec plus de rondeur et d’intensité pour les Fins Bois et le goût de terroir plus prononcé pour les Bons Bois et les Bois Ordinaires.

Les cépages utilisés

Les cépages traditionnellement utilisés avant l’épidémie de phylloxéra (qui a ravagé les vignobles français dans les années 1860) étaient le Colombard et la Folle Blanche, remplacés depuis majoritairement par l’Ugni Blanc, plus résistant. Actuellement, près de dix cépages blancs sont autorisés pour la fabrication du cognac.

Une AOC certifiant le savoir-faire

Enfin, pour obtenir l’AOC Cognac, l’eau-de-vie doit répondre à des règles strictes, définies par le cahier des charges élaboré par le BNIC : Bureau national interprofessionnel du Cognac. Ces règles définissent le nom et la description de l’appellation, la délimitation de la zone géographique concernée, la description de la méthode d’obtention, le lien à l’origine et les obligations déclaratives.
La réglementation autour du cognac atteste le savoir-faire exceptionnel des Charentes, conférant des caractéristiques uniques à l’eau-de-vie de Cognac.